• Je vous ai déjà parlé un peu de ma lecture dans mon "c'est lundi que lisez-vous ? [5]", Mais je voulais y revenir suite au visionnage du film adapté du roman avec Julia Roberts. Cela faisait un moment que je voulais voir ce film mais j'attendais d'avoir finir la lecture avant pour découvrir l'adaptation ensuite. 

    Mange, prie, aime

     

    Ce film a visiblement de mauvaises critiques, je l'ai plutôt apprécié pourtant. Comme toute adaptation il y a des coupures et quelques libertés prises mais il reste relativement fidèle à l'écrit et surtout au message que l'auteur a voulue donner en faisant son autobiographie. Néanmoins je n'ai pas trouvé le film sensationnel, je ne suis pas fan des prises de vue, je pensais partir en voyage avec les personnage à Rome, en Inde et à Bali mais ce n'a pas été le cas et c'est dommage.

     

     

    Je profite également de cet article pour partager mes extraits préférés (du livre) de chaque partie du voyage de reconstruction de Liz.

    Mange / Italie : "[...]chaque ville possède un mot d'ordre, unique, qui la définit, et auquel s'identifient la plupart de ses habitants. Si on pouvait lire dans les pensées des gens qu'on croise dans les rues, n'importe où dans la ville, on découvrirait que la plupart d'entre eux ont la même chose en tête. Et celle-ci, quelle qu'elle soit, est le mot d'ordre de la ville. [...] Et quand tu étais petite quelle était le mot d'ordre dans ta famille ? [...] Quel est ton mot d'ordre ?"

    >> Cet extrait m'a interpelé car forcément il m'a questionné. Et moi, quel est le mot d'ordre de ma famille ? Et surtout, quel est MON mot d'ordre ?

     

    Prie / Inde : "Il y a une différence entre méditer et prier, même si les deux pratiques visent à la communion avec le divin. [...] La prière est l'acte de parler à Dieu, tandis que la méditation est celui de l'écouter. [...]

    Comme la plupart des humanoïdes, je souffre de posséder ce que les bouddhistes appellent "l'esprit du singe" - des pensées qui se balancent d'une branche à l'autre, [...] Des pensées heureuses me rendent heureuses, mais l'oscillation suivante gâche aussitôt cette belle humeur en me renvoyant dans les corde de mon anxiété obsessionnelle, et tout de suite après, je suis assaillie par le souvenir d'un épisode qui m'a mise hors de moi et de nouveau je cède à l'énervement, à la contrariété ; puis mon esprit décide que le moment pourrait être indiqué pour un instant d'autoapitoiement et, dans la foulée, un sentiment de solitude s'empare de moi."

    >> Bien que non pratiquante de méditation ni de prière depuis bien longtemps, j'ai trouvé cette définition intéressante. Et quant à ce singe qui balance entre toutes les pensées et qui fait changer les humeurs au gré de ses balancements, je me suis bien reconnu là dedans et cette phrase fait prendre conscience que ressasser sans arrêt permet seulement de rester dans le cercle vicieux du négativisme et du défaitisme. 

     

    Aime / Indonésie : " Soyez très prudent et ne vous laissez pas obséder par la répétition du rituel religieux en lui-même, avertit ce conte [ Un chat du monastère qui fut attaché pour ne pas déranger pendant les heures de méditation est devenu un rituel de sacrifice du chat]. Cela n'est pas inutile - surtout dans ce monde divisé où les islamistes intégristes et la droite conservatrice américaine se livrent une guerre à l'échelle internationale qui détient les droits du mot Dieu et qui possède les rituels adéquats pour atteindre ce Dieu."

    >> C'est ce que j'ai aimé dans ce livre, c'est le message de paix, de tolérance et de reconnaissance que Dieu ou cette force au dessus de nous est le même pour tous, c'est juste qu'il est nommé différemment et que les rituels religieux sont différents.


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  • Ecrire pour exister

     

    Ce film était dans ma liste Netflix depuis quelques mois mais je n'avais jamais la motivation de regarder ce film issu d'une histoire réelle, montrant la violence des quartiers, des gangs, je préférais toujours me réfuguer dans les comandies romantiques non prises de tête et aux happy end assurées.

    Ce qui m'a attiré dans ce film est bien évidemment le fait que ce soit l'histoire d'une enseignante qui veut changer les choses, qui veut enseigner différemment et "sauver" ses élèves du monde dans lequel ils vivent ou du moins leur créer un espace sain, accueillant et bienveillant lorsqu'ils sont en classe. Le trailer et même le film entier m'a quelque peu évoqué "le cercle des poètes disparus", pas forcément dans le contenu mais plutôt dans le rôle de l'enseignant, l'utopie et l'alternative face à des collègues enfermés dans un fonctionnement d'enseignement très strict et directif.

    En effet tout au long du film, la jeune professeure non expérimentée et pourtant tellement motivée et n'abandonnant jamais même lorsque c'est une cause perdue, m'a fait penser d'elle qu'elle était utopique et presque folle, à y perdre son mariage et à vouloir suivre ces enfants jusqu'au bout, à ne jamais perdre espoir pour eux, avec eux.

    Ce film est en fait une bouffée d'espoir !

    Je retiendrais deux choses importantes :

    - ce qu'elle a fait ne s'est pas fait en un jour et il faut toujours être patient pour voir nos actes porter ses fruits.

    - le mot ordre finalement est respect ! Respectons nos élèves pour qu'ils nous respectent et qu'ils se respectent entre eux. 

     

    Et je ne dirai rien sur la liberté pédagogique qui nous est enlevé peu à peu en nous imposant un mode de foctionnement et même une sorte de cahier à utiliser.... Ah zut je l'ai dit.


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